Tant qu'il y aura du feu...

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mardi 13 mars 2007

Athis-Mons, les Ulis, etc.

  Athis_Mons__les_Ulis__etc

Athis-Mons, les Ulis,

Ermont, Ris-Orangis,

Bagnolet, Stains, Montreuil,

Antony, Argenteuil,

Le Blanc-Mesnil, Sannois,

Bagneux, Clichy-sous-bois,

Thiais, Mantes-la-Jolie,

Les Mureaux, Vélizy…

 

 

La froideur du béton

Comme unique horizon,

Le sommet d’une tour

Comme ciel, et toujours

La terrible ignorance,

L’infernale arrogance

Des rois des centres-villes

Prêchant leurs évangiles !

Les belles avenues,

Les palaces cossus,

Les îlots d’opulence…

Mais c’est une autre France !

C’est celle qui fait mine

D’être bonne copine,

Qui voudrait pourtant faire

Nettoyer au Karcher

 

 

Athis-Mons, les Ulis,

Ermont, Ris-Orangis,

Bagnolet, Stains, Montreuil,

Antony, Argenteuil,

Le Blanc-Mesnil, Sannois,

Bagneux, Clichy-sous-bois,

Thiais, Mantes-la-Jolie,

Les Mureaux, Vélizy…

 

 

La froideur du béton

Façonne l’érosion

De l’espérance, ou crée

L’envie de décamper ;

Voler à la conquête

De l’éclat des comètes,

Voir l’ailleurs, oublier

Les cages d’escaliers…

Mais l’enfant du ghetto,

Au pays des agneaux,

Demeure une racaille

Qu’on tient loin des médailles,

Un asticot galeux

Bon qu’à mettre le feu

Au local à ordures,

Aux pneus d’une voiture…

 

 

Et l’on crache encor sur

 

 

Athis-Mons, les Ulis,

Ermont, Ris-Orangis,

Bagnolet, Stains, Montreuil,

Antony, Argenteuil,

Le Blanc-Mesnil, Sannois,

Bagneux, Clichy-sous-bois,

Thiais, Mantes-la-Jolie,

Les Mureaux, Vélizy...

 

   

 

Et cætera.

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 12:47 - Série 02 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La douce heureuse

  La_douce_heureuse

La blanche candeur qui émane

De son sourire n’est qu’un leurre.

Est à plaindre l’érotomane

Qui se croit l’élu de son cœur !

 

 

Elle a fait limer ses canines

Pour mieux masquer ses intentions,

Vous servir une bonne mine,

Et fausser vos appréciations !

 

 

L’étincelle heureuse qui point

Entre ses paupières de mante,

C’est du sirop, c’est du benjoin :

Ça la rend douce et rassurante.

 

 

Les louanges à votre gloire

Sont l’assise de son discours ;

Votre faiblesse vous fait croire

Qu’elle vous a ouvert sa cour.

 

 

Si elle allume votre phare,

Qui se dresse virilement,

C’est au milieu de nulle part

Que vous choirez, avant longtemps !

 

 

Demain, vous hurlerez « MAMAN ! »

Quand ses paroles doucereuses

S’envoleront avec le vent,

Vous laissant seul, l’âme poreuse !

 

 

La blanche candeur qui émane

De son sourire n’est qu’un leurre.

Est à plaindre l’érotomane

Qui se croit l’élu de son cœur !

 

 

 

 

 

 

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Tant qu'il y aura du feu...

  Tant_qu_il_y_aura_du_feu

Tant qu’il y aura du feu

Dans les âtres de la vie,

Tant que le gris et le bleu

Feront qu’on pleure ou qu’on rit,

 

 

Tant que le gris et le bleu

Feront le beau temps, la brume,

Tant qu’il y aura du feu

Pour chauffer l’encre des plumes,

 

 

Tant qu’une flamme tiendra

Sa chandelle illuminée,

Tant que le vent soufflera

Sans éteindre ses idées,

 

 

Le poète parlera ;

Qu’il témoigne ou qu’il milite,

Qu’il soit reconnu ou pas,

Qu’on le lise ou qu’on l’évite !

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 12:42 - Série 02 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ma défaite

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Sur une place habillée

De pavés et de trottoirs,

J’ai trouvé

Un petit banc pour asseoir

 

 

Ma carapace rouillée

Qui s’émiette sous le poids

Des années.

Le soir va tomber sur moi…

 

 

J’ai pris le dernier virage,

Ça sent la fin du voyage…

Et demain ?

Et demain ?

 

 

Demain reviendrai-je encore

Prendre l’air sous ces platanes

Qui se dorent ?

L’automne a ouvert ses vannes,

 

 

Et déverse sur mes joues

L’amertume des regrets

Qui se joue

De ma canne et mon béret.

 

 

Où marchent mes descendants ?

Sous quel soleil ? Dans quels vents ?

Où sont-ils ?

Où sont-ils ?

 

 

A quoi s’ouvrent leurs paupières

Quand se referment les miennes ?

La lumière !

Que la lumière me tienne

 

 

Encore un peu, quelques jours…

Un mois… un an… un instant !

Les vautours

Auront après tout le temps

 

 

De dîner ! J’ai tant à cœur

De réparer mes erreurs…

Ai-je tort ?

Ai-je tort

 

 

De m’accrocher à la lune,

A l’heure où la nuit s’apprête

(Sale brune !)

A danser sur ma défaite ?

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 12:38 - Série 02 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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