mercredi 14 mars 2007
Là, sur les murs
Le sang des imaginations
Fertiles,
Là, sur les murs,
Vives couleurs aux contours purs…
Stériles
Provocations,
Les cris des cœurs en perdition
Gravés
Là, sur les murs ?
Qu’on lise leur soif de futur !
Scrutez
Ces inscriptions !
N’y voyez-vous qu’aberration,
Folie,
Là, sur les murs ?
Le sens vous est peut-être obscur,
Amis,
Mais attention,
C’est de l’art, non de la pollution !
Texte protégé :
Banane flambée
« Promets-moi du veau marengo,
Du saumon sur lit d’épinards,
Des gnocchis, de la poule au pot,
Même des pinces de homard !
Parle-moi de thon, si tu veux,
Oui, mais rouge de préférence !
Le faisan, mets-le sur le feu,
Je m’en vais sortir la faïence !
Aux fourneaux, mon chef cuisinier !
Tout m’ira, si tu n’oublies pas
Ce dessert, ta spécialité… »
Conclue l'égrillarde Amanda.
Texte protégé :
Exode rural
Au bout de la départementale,
Une intersection.
Puis, défilent sur la nationale,
Sans interruption,
Les grands téméraires ;
Tous ces rats des champs
Fuient les vastes terres
Du bassin normand.
Adieu le tonnerre
Du ciel occitan,
Poulets et fermières
Du pays bressan,
Ah ! La belle affaire !
Quel branle-bas quand
L’autoroute boit les gens pressés
D’atteindre la ville !
Vers les tonitruantes cités,
Les exilés filent…
Au bout du voyage,
La désillusion :
Brusque atterrissage
Sous les pollutions !
Ah ! Le décalage !
Ni vent, ni grillons,
Ni verts paysages,
Ni chants d’oisillons !
Et le voisinage
Braque ses canons.
Texte protégé :
Un petit rhum pour mon rhume
Le cerveau embrumé réfléchit bien trop mal,
S’il ne doit se soucier que de la ouate blanche
Qu’appelle la narine qui n’est pas étanche,
La narine dont il faut vider le canal.
Comment se concentrer sur ce que l’on écrit,
Si, à tous les instants, la main est perturbée,
Elle qui obéit pour la nécessité
D’empêcher une crue, quand la morve sévit ?
Tous s’accordent à dire que pour assainir
Le passage de l’air, la menthe est efficace.
Je n’ai plus de pastille à sucer, qu’on me passe
La bouteille de rhum, laissez-moi m’en servir !
Que me dites-vous là ? Diable ! Qu’en savez-vous !
Mon corps froid ne demande qu’à se réchauffer !
Quelques gorgées de ce tord-boyaux peut m’aider,
Au moins, à laminer certains microbes fous !
Texte protégé :






