Tant qu'il y aura du feu...

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vendredi 30 mars 2007

Le soir vient à grands pas

  Le_soir_vient___grands_pas

Marianne, sourit-elle ironiquement, ou…

Te donne t-elle un signe d’encouragement,

A l’heure où il te faut prendre des garde-boue

Pour ne pas t’enliser définitivement ?

 

 

Les loups sortent du bois, te suivent à la trace

Sans perdre une occasion de te plumer les ailes ;

Vois leurs crocs acérés, vois comme il te menacent !

Attends-tu de ramper pour te remettre en selle ?

 

 

Le soir vient à grands pas, le soir est bientôt là…

 

 

Le temps qui file ne joue pas en ta faveur,

Débarrasse-toi donc de ces vieilles béquilles !

L’audace, arrache-la aux manipulateurs,

Ou tu finiras bonne à baiser leurs chevilles !

 

 

Sors-nous de ton foulard des graines à planter,

Qui donneront des champs d’arbres aux fruits charnus,

Non des vastes jardins de roses condamnées

A dépérir au vent des illusions perdues !

 

 

Le soir vient à grands pas, le soir est bientôt là…

 

 

Suffit-il d’afficher la blancheur de ses dents,

Un costume impeccable, un peu d’humanité,

De promettre le ciel avec autant d’allant

Pour monter sur le trône et être couronné ?

 

 

Marianne, sourit-elle ironiquement, ou…

Te donne t-elle un signe d’encouragement ?

A toi de lui prouver que tu vaincras les loups,

Qu’elle peut te confier le sort de ses enfants !

 

 

Le soir vient à grands pas, le soir est bientôt là…

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 11:00 - Série 06 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'amour sur l'échelle de Scoville

  L_amour_sur_l__chelle_de_Scoville

Pour agrémenter ses ébats,

Un couple blasé décida

De gravir les barreaux de l’échelle de Scoville,

Progressivement…

Un peu de piment

Rendit le terreau de ses appétits plus fertile.

 

 

Il fallut d’abord commencer

Par de l’Ampuis, du Doux des Landes.

La dentelle fit son entrée,

Ouvrant la folle sarabande.

 

 

Moins frileux, les quinquagénaires

Dégustèrent, le soir suivant,

Du Rocotillo, du Joker,

Devant un film émoustillant.

 

 

Que ne faut-il pas pour améliorer l’ordinaire !

Lasse libido

Trouva son créneau,

Se remit à l’œuvre et n’était plus démissionnaire…

 

 

Le couple, devenu de plus en plus téméraire,

 

 

S’essaya au Jalapeño ;

Par un après-midi de mai,

Le cuir vint épouser ses peaux

Rougies par le feu d’un fouet.

 

 

Ira-t-il jusqu’à réclamer

Cascabella, Chili d’Arbol…

En invitant des étrangers

Au lit de ses jeux rock’n’roll ?

 

 

Pour agrémenter ses ébats,

L’ardent tandem continua

De gravir les barreaux de l’échelle de Scoville…

Et dorénavant,

Le goût du piment

Accroît ses faims, comble ses papilles indociles !

 

 

 

Mais une fois l’acmé atteint,

Que lui faudra-t-il donc croquer

Pour garder à porter de main

Le plaisir de la nouveauté ?

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 10:47 - Série 06 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Adolphe les aimerait

  Adolphe_les_aimerait

Le borgne et le vendéen

Sont partis, main dans la main,

Semer l’ivraie dans les cœurs fragiles,

 

 

Les cœurs chétifs, malléables,

Des brebis inconsolables

Persuadées que les xénophiles

 

 

Ont assassiné leurs privilèges

De petites reines du manège !

 

 

Le borgne et le vendéen

Jurent de tout leur venin

De réserver tout l’or des galons

 

 

Aux éburnéens. Les autres,

Cuivrés, bistrés, qu’ils se vautrent

Dans les tunnels sans bout, les bas-fonds,

 

 

Qu’ils s’y enterrent, c’est toujours mieux

Que de les voir souper en tous lieux !

 

 

Le borgne et le vendéen

Sont partis, main dans la main,

Déféquer au nez des démocrates ;

 

 

Je crois que, s’il revenait,

Adolphe les aimerait,

Ces chiens fats qui lui tendraient la patte,

 

 

Ces chiens fats qui n’ont plus qu’à marier

 

La Marine à l'irritant Peltier !

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 10:37 - Série 06 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Au coin de ton œil

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On croirait une larme qui perle,

Au coin de ton œil

Distraitement immobile ;

Au coin de ton œil,

Cet éclat entre tes cils,

N’est-ce qu’un souvenir qui déferle,

Une nostalgie,

Ou un songe qui t’émeut ?

Est-ce ma myopie

Qui me dupe quelque peu ?

 

 

Les nues nébuleuses font de l’ombre à l’azur,

Et ce bruit qu’on croit être la voix de l’orage

N’est qu’un quadrimoteur qui se fraie un passage

A travers les mailles du parasol obscur…

 

 

On croirait une larme, une étoile,

Au coin de ton œil ;

Une tristesse, un sourire…

Au coin de ton œil,

Je lis ce que je crois lire.

A moins que ta langue ne dévoile

Ce qui te contraint

A cet exil temporaire,

Le mot de la fin,

Je le nommerai mystère.

 

 

 

 

 

 

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[La toile que j'ai apposée ici, à côté de ce poème, et qui m'a inspiré ces quelques vers, est l'œuvre de Joane Michaud. Merci à elle de m'avoir autorisé à vous la partager. Je vous invite à visiter son site : http://pages.globetrotter.net/joanemichaud/]

 

 

Posté par Nhand à 10:33 - Série 06 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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