mardi 17 avril 2007
Petites rimes entre amis
Combien d’oiseaux, aujourd’hui,
Viennent s’attabler au salon des pleureurs
A l’heure de la ponte ?
On ne les compte plus
Tous ces geignards avachis,
Satisfaits de leurs menus œufs sans saveur !
A ce que l’on raconte,
Ils portent des tutus
Et se lèvent tour à tour
Dansottant sur maintes plaintes,
Des rimes de basse-cour
Aux options plus que restreintes,
La politesse est de mise,
L’escobarderie prospère
Avec force et gourmandise,
Et… gare aux contestataires !
Texte protégé :
Pour toi
(dédié à quelqu'un qui se reconnaîtra...)
Je cueillerai, pour toi, des grappes de soleil
Que je t’apporterai le matin au réveil ;
Les murs de notre chambre écouteront longtemps
Le bruit du fruit qui craque et cède entre tes dents.
J’inventerai, pour toi, des couplets de satin
Que je te chanterai à midi, au jardin ;
Le parasol ouvert écoutera longtemps
Le souffle de ton cœur cadencer mes élans.
J’émergerai, pour toi, toute une péninsule
Que je refleurirai à chaque crépuscule ;
Les palmiers de la crique écouteront longtemps
Notre amour faire écho à la fougue des vents.
Je fermerai, pour toi, persiennes et rideaux
Aux rumeurs de la nuit ; Je tairai les oiseaux,
Que tu puisses rejoindre tes rêves à temps.
Je te regarderai dormir encor longtemps…
Texte protégé :
La vérité
La vérité semée ne peut prendre racine
Dans le terreau d’un cœur en mal de complaisance.
Osez-la rondement, et l’on vous assassine
A coup de philippiques.
Mais,
Faut-il que vous teniez en laisse votre langue
Pour qu’elle n’aille plus troubler la bienséance,
Pour que vous n’ayez plus à redouter la cangue ?
Au nom de quelle éthique ?
La vérité n’est pas la bave du crapaud,
Et la blanche colombe n’est pas l’ambulance !
Laissez au flagorneur l’aménité du faux,
Demeurez authentique(s) !
Texte protégé :
Avoir un ami
Avoir un ami,
Et peut-être deux ou trois, ou plus,
Côtoyer une épaule fidèle,
S’y appuyer
Quand grincent flûtes et violoncelles,
Quand la portée
Ne dicte plus qu’une litanie
De rondes lentes vêtues de gris.
Avoir un ami,
Et peut-être deux ou trois, ou plus,
Compter les coups jusqu’à quatre cent,
A l’unisson,
Etre, à plus d’un, armés face aux vents
Aux érosions…
Mourir avant d’y avoir goûté ?
D’aucuns se refusent à l’idée !
Texte protégé :





