Tant qu'il y aura du feu...

-

samedi 21 juillet 2007

Tombeau volant

Tombeau_volant

Sur le tarmac, un vieil Iliouchine,

Vestige des gloires soviétiques

Passées,

Carrément dépassé,

Perd de l’huile sous son aile ;

Mais qui s’en soucie ?

 

 

La carlingue usée de la machine,

Rongée par la rouille, l’anarchique

Système

D’embarquement… tout sème

L’effroi ! Sur la passerelle,

Je tremble et je prie !

 

 

Encore une marche, et la cabine

M’offre un spectacle des plus épiques :

L’allée

Centrale est obstruée ;

La surcharge est démentielle…

Je me liquéfie !

 

 

Tandis qu’un trop-plein d’adrénaline

Devant ce désordre folklorique

M’assaille,

Me secoue les entrailles,

L’instinct de survie m’appelle

A fuir ce gourbi ;

 

 

Je redescends ! Le piètre Iliouchine

Va, s’élance sans moi, soudain pique

Du nez,

Avant de s’écraser

Lourdement, et se morcelle

En mille débris…

 

 

Comme les pays du nord s’obstinent

A refourguer à la pauvre Afrique

Leurs ruines,

Ces tragiques routines

Ont de beaux jours devant elles ;

Mais qui s’en soucie ?

 

 

Serez-vous outré(e)(s) si j’incrimine

Aussi ces compagnies exotiques

Laxistes,

Beaucoup trop fatalistes ?

Qu’elles referment leurs ailes,

Ou qu’elles se plient

 

 

Aux règles de l’aéronautique,

 

 

Au lieu de risquer toutes ces vies !

 

 

 

 

 

 

  Texte protégé :

Posté par Nhand à 01:31 - Série 12 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Notre amour à taire

Notre_amour___terre

 

Si notre amour atterre

Les esprits murés qui crient au scandale,

Je n’en ai rien à faire !

Car leur approche caricaturale

De la chose les rend risibles,

Si petits, tellement rien…

Leurs piques bien trop prévisibles

Sont crachats de béotiens.

 

 

Voir notre amour à terre,

Le tuer comme on écrase une blatte :

Une idée populaire

Dans leur cercle où jamais ne s’acclimatent

Ceux qui contrent leurs certitudes ;

Laissons-les donc fulminer

Jusqu’au temps de la lassitude,

Continue de m’embrasser !

 

 

Quoi ? Notre amour à taire ?

Mais tu n’y penses pas, rassure-moi !

Mentir n’est salutaire

Pour personne. A quoi bon quitter sa voie

Quand on n’est coupable de rien ?

Fards, masques et faux-semblants

Sont apparats pour comédiens ! 

 

 

Or, nous nous aimons vraiment.

 

 

   

   

   

  Texte protégé :

Posté par Nhand à 01:26 - Série 12 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pas de light pour moi !

Pas_de_light_pour_moi__non_merci__

 

Pour être beau et respectable

Aux yeux du monde d’aujourd’hui,

Il faut se montrer charitable

Envers bien des nutritionnistes ;

Puisque la ligne est un critère

De bonne tenue, aujourd’hui,

Puisqu’à la brioche on préfère

La fine ficelle, la liste

 

 

Des régimes s’allonge au fil des magazines !

 

 

Tu trouves toujours sur ta route

Un de ces donneurs de leçons

Qui clouent ton bec d’un « tu t’encroûtes,

Cesse de te nourrir à l’huile » !

Culpabilisé(e), tu décides

De prendre des résolutions ;

Tu te rassures sous l’égide

D’un bonimenteur, et la pile

 

 

Des frustrations croît quand tu rejoins ta cuisine !

 

 

La flamiche et la tartiflette,

Le nutella pour ton quatre heures,

Oublie ! Mange plutôt des blettes,

Du fenouil, et croque des pommes !

Proscris surtout bière et sodas,

L’eau minérale est de rigueur !

Va courir, comme Nicolas…

Il a tout compris le bonhomme !

 

 

Prends donc soin de ton corps, ton maillot te boudine !

 

 

La dictature du paraître

Eveille enfin la polémique ;

Tant d’adolescentes s’empêtrent

Dans les crocs de l’anorexie

Pour avoir voulu ressembler

A ces girafes faméliques,

Stars, inconscientes du danger,

Qu’on trouve jeunes et jolies ;

 

 

Imite-les, vas-y, mais permets que je dîne !

 

 

 

 

 

  Texte protégé :

Posté par Nhand à 01:22 - Série 12 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

À la douce heure

A_la_douce_heure

 

A la douce heure enrubannée de nuit

S’évaporant dans le ciel endormi,

Quand le petit chat noir joue sur le toit,

Quand le platane, en bas, semble avoir froid

Tout seul sur le trottoir,

 

 

A la douce heure abreuvée de silence,

Sous une lune tout en lactescence,

Quand la dernière lampe s’est éteinte,

Quand à la rue le vent souffle sa plainte

Comme on dirait bonsoir,

 

 

A la douce heure étoilée d’impatience,

Juste avant l’aube et sa nouvelle danse,

Quand l’effet du café touche à sa fin,

Quand l’œil brumeux lorgne le traversin,

Il n’y a plus d’espoir…

 

 

Il est très clair qu’elle ne viendra plus ;

Comme elle t’a bien eu !

 

 

 

 

  Texte protégé :

Posté par Nhand à 01:18 - Série 12 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1