vendredi 31 août 2007
Ad vitam aeternam
La vallée verte guide la source
Jusqu’au lit des caprices du fleuve.
Et l’innocente poursuit sa course,
Sémillante, en amont de l’épreuve ;
S’offrant à l’impétuosité
Des courants convoyeurs de péniches,
L’attirée finit par se noyer.
Le repu va, oublie, et s’en fiche !
Naguère immaculée, la victime
Se trouble de fange, à son grand dam !
C’est que sa jeunesse se périme
Et s’éloigne, ad vitam aeternam…
Texte protégé :
Madrilènes
Le temps d’un week-end en amoureux,
Nous serons madrilènes.
Allons dorer nos peaux sous les feux
D’un soleil qui promène
Ses rayons de la Plaza Mayor
Jusqu’aux tours de l’Azca,
Pendant que la pluie s’attarde encor
De Bercy à l’Alma !
¡ Abrázame mi amor !
¡ Bésame mi corazón !
Pour trois jours, loin des intempéries,
Nous voici madrilènes !
Du côté du pont de Ségovie,
La touffeur aoûtienne
A beau tarir le Manzanares
Et brûler le pavé,
Tant que tes je t’aime me caressent,
Rien ne peut m’assommer !
¡ Abrázame mi amor !
¡ Bésame mi corazón !
Texte protégé :
Ne viens pas pleurer
Pauvre Jérémie,
Fier de me vanter, ses exploits, ses conquêtes !
Pauvre Coralie !
Si elle savait où tu traînes sans elle…
Mon vieux Jérémie,
Elle te ferait avaler ta gourmette !
Tu sais, Coralie
Ne mérite pas qu’on lui soit infidèle !
Tu sais, Jérémie,
Ne viens pas pleurer si un jour tu regrettes !
A la douce Aude tu fais croire
Que tu vis toujours chez maman ;
Comme elle craint les belles-mères,
Elle n’insiste pas vraiment
Pour dormir dans ton lit,
Alors tu la rejoins chez elle,
Ce qui t’arrange bien !
Gwladys connaît une autre histoire :
Tu lui promets que ton enfant,
Depuis le décès de sa mère,
N’est pas encor prêt pour l’instant.
Docile, elle te dit :
« Voyons-nous quand même à l’hôtel »,
Ce qui t’arrange bien !
Et puis, l’insatiable Victoire,
Folle de toi depuis deux ans,
Attend que ton colocataire
Se déniche un appartement !
Victoire ou… Aurélie ?
Dans tes mensonges tu t’emmêles,
Tu ne sais plus très bien…
Pauvre Jérémie !
Tout se mélange dans ta petite tête !
Et si Coralie
Soupçonnait le dixième de tes écarts ?
Pauvre Jérémie
Qui mangerait, face à terre, la moquette !
C’est vrai, Coralie
Ne se doute de rien quand tu rentres tard,
Pourtant, mon ami,
Ne viens pas pleurer si un jour tu regrettes !
Texte protégé :
Chercheuse d'or
On n’a jamais vu, poindre à l’horizon
De ce monde humain, la cape et l’épée
Du gentil Zorro ; La réalité
Donne un plus beau rôle au vilain fripon
Souvent trop lâche et… sans témérité !
On n’a jamais vu, sur un cheval blanc,
Un ange-apollon venir kidnapper
Une nubile en mal de fiancé ;
Il n’est qu’utopie, ton prince charmant,
Mais la ville est noire de cœurs à prendre !
L’un d’eux, si tu veux, saura bien t’aimer…
A trop chercher l’or et la panacée,
Tu finiras bonne à manger la cendre
Des chances perdues, des amours manquées !
Texte protégé :






