Tant qu'il y aura du feu...

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vendredi 31 août 2007

Ad vitam aeternam

Ad_vitam_aeternam

La vallée verte guide la source

Jusqu’au lit des caprices du fleuve.

Et l’innocente poursuit sa course,

Sémillante, en amont de l’épreuve ;

 

 

S’offrant à l’impétuosité

Des courants convoyeurs de péniches,

L’attirée finit par se noyer.

Le repu va, oublie, et s’en fiche !

 

 

Naguère immaculée, la victime

Se trouble de fange, à son grand dam !

C’est que sa jeunesse se périme

Et s’éloigne, ad vitam aeternam…

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 01:30 - Série 14 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Madrilènes

Madril_nes

Le temps d’un week-end en amoureux,

Nous serons madrilènes.

Allons dorer nos peaux sous les feux

D’un soleil qui promène

Ses rayons de la Plaza Mayor

Jusqu’aux tours de l’Azca,

Pendant que la pluie s’attarde encor

De Bercy à l’Alma !

 

 

¡ Abrázame mi amor !

¡ Bésame mi corazón !

 

 

Pour trois jours, loin des intempéries,

Nous voici madrilènes !

Du côté du pont de Ségovie,

La touffeur aoûtienne

A beau tarir le Manzanares

Et brûler le pavé,

Tant que tes je t’aime me caressent,

Rien ne peut m’assommer !

 

 

¡ Abrázame mi amor !

¡ Bésame mi corazón !

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 01:27 - Série 14 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ne viens pas pleurer

Ne_viens_pas_pleurer

Pauvre Jérémie,

Fier de me vanter, ses exploits, ses conquêtes !

Pauvre Coralie !

Si elle savait où tu traînes sans elle…

Mon vieux Jérémie,

Elle te ferait avaler ta gourmette !

Tu sais, Coralie

Ne mérite pas qu’on lui soit infidèle !

Tu sais, Jérémie,

Ne viens pas pleurer si un jour tu regrettes !

 

 

A la douce Aude tu fais croire

Que tu vis toujours chez maman ;

Comme elle craint les belles-mères,

Elle n’insiste pas vraiment

Pour dormir dans ton lit,

Alors tu la rejoins chez elle,

Ce qui t’arrange bien !

 

 

Gwladys connaît une autre histoire :

Tu lui promets que ton enfant,

Depuis le décès de sa mère,

N’est pas encor prêt pour l’instant.

Docile, elle te dit :

« Voyons-nous quand même à l’hôtel »,

Ce qui t’arrange bien !

 

 

Et puis, l’insatiable Victoire,

Folle de toi depuis deux ans,

Attend que ton colocataire

Se déniche un appartement !

Victoire ou… Aurélie ?

Dans tes mensonges tu t’emmêles,

Tu ne sais plus très bien…

 

 

Pauvre Jérémie !

Tout se mélange dans ta petite tête !

Et si Coralie

Soupçonnait le dixième de tes écarts ?

Pauvre Jérémie

Qui mangerait, face à terre, la moquette !

C’est vrai, Coralie

Ne se doute de rien quand tu rentres tard,

Pourtant, mon ami,

Ne viens pas pleurer si un jour tu regrettes !

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 01:23 - Série 14 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Chercheuse d'or

Chercheuse_d_or 

On n’a jamais vu, poindre à l’horizon

De ce monde humain, la cape et l’épée

Du gentil Zorro ; La réalité

Donne un plus beau rôle au vilain fripon

Souvent trop lâche et… sans témérité !

 

 

On n’a jamais vu, sur un cheval blanc,

Un ange-apollon venir kidnapper

Une nubile en mal de fiancé ;

Il n’est qu’utopie, ton prince charmant,

 

 

Mais la ville est noire de cœurs à prendre !

L’un d’eux, si tu veux, saura bien t’aimer…

A trop chercher l’or et la panacée,

Tu finiras bonne à manger la cendre

Des chances perdues, des amours manquées !

 

 

 

 

 

 

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Posté par Nhand à 01:20 - Série 14 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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