lundi 12 novembre 2007
Petite crapule
J’aime, j’aime, j’aime, oh ce que j’aime
Quand tu m’appelles,
Avec tes yeux amoureux,
Ma petite crapule !
Car ces mots sonnent comme un poème,
Et j’y décèle
Un je t’aime, un je te veux,
En lettres majuscules.
Tes lèvres qui frôlent mon oreille,
Murmurant ce qui en moi éveille
Des envies de grimper aux rideaux,
Me donnent des ailes dans le dos !
J’aime, j’aime, j’aime, oh ce que j’aime
Quand tu m’appelles,
Avec tes yeux amoureux,
Ma petite crapule !
Car ces mots luisent comme des gemmes,
Et m’ensorcèlent
Leurs éclats, leurs mille feux…
Tu m’embrases, me brûles,
Ton souffle sur mon lobe érogène
Secouent les galeries souterraines
De mon corps devenu brasero ;
Me voilà fin prêt pour un tango !
J’aime, j’aime, j’aime, oh ce que j’aime
Quand tu m’appelles,
Avec tes yeux amoureux,
Ma petite crapule !
Car ces mots sonnent comme un poème,
Et j’y décèle
Un je t’aime, un je te veux,
En lettres majuscules !
Texte protégé :
Je ne suis pas
Je ne suis pas intégriste,
Je ne suis pas terroriste,
Je ne suis pas anarchiste,
Je ne suis pas communiste,
Je ne suis pas socialiste,
Je ne suis pas réformiste,
Ni gaulliste, ni gréviste…
Qui donc a dit atlantiste ?
Je ne suis rien, et j’insiste,
Qu’un gredin d’opportuniste !
Je suce le sang d’un cochon rose.
Pas celui dans lequel vous glissez,
A travers une fente,
Vos fonds de poches ! Moi,
Je ne suis pas la dame des pièces jaunes !
J’aime trop la chair dodue et rose
Pour aller grogner ou militer ;
Les rues effervescentes,
Les grands chefs rabat-joie,
Je vous les laisse, avec tout votre hexagone !
Je ne suis pas affairiste,
Je ne suis pas carriériste,
Je ne suis pas altruiste,
Je ne suis pas utopiste,
Je ne suis pas violoniste,
Je ne suis pas royaliste,
Ni fumiste, ni touriste…
Quoi ? Vous dites sarkozyste ?
Je rectifie, et j’insiste :
Sachez qu’on dit sarcocyste !
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Sarcocyste : n.m. / parasite du tissu musculaire de certains animaux (porcs, chevaux, bovins, ovins...) causant une affection parasitaire qui se traduit chez l'animal par un véritable chapelet de petites tumeurs.
Texte protégé :
Un cœur qui reste
Les aubes lapis-lazulis
D’autrefois ne se lèvent plus,
L’automne les tient assoupies
Dans ses nuits perdues.
Que peut-on contre les desseins de la vie,
Lorsque celle-ci referment ses fenêtres,
Disparaissant dans un sommeil infini,
Que peut-on sinon partir aussi, peut-être,
Avec le vent ?
Il faisait bon dans l’insouciance,
Demain avait un goût de miel,
Elle était loin la sénescence…
Plus loin que le ciel !
Que peut-on contre l’aquilon, quand il frappe
A la saison des rêves évanouis ?
Un cœur qui reste, se peut-il qu’il échappe
Aux bruines d’un novembre amarré à lui
Pour très longtemps ?
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La rumeur
Elle court si bien le marathon…
Quelle endurance !
Elle fait la tournée des maisons…
Quelle patience !
Qui sait si elle se nomme vérité,
Affabulation, nuisance, ou perfidie ?
Qui est assez sûr pour pouvoir affirmer
Qu’elle ne ment pas, quand elle pleure ou rit ?
Elle court plus vite qu’un jaguar…
Quelle puissance !
Elle sème, de troquets en bars,
Son influence ;
L’avez-vous déjà vue haranguer les foules,
Avec ses talents de grande hypnotiseuse ?
Elle allume, dans chaque esprit, une ampoule ;
Combien sauront éteindre cette veilleuse,
Qui finit par aveugler du monde ?
Quelle malchance !
Les crédules rejoignent la ronde…
Quelle imprudence !
Si demain une preuve infirme ses dires
Déformés, gondolés, grossis, la rumeur
Laissera derrière elle tout un navire
De penauds, à la merci des profondeurs…
Mais pour l’heure, elle va, joyeuse, et...
Quelle souffrance
Pour sa proie calomniée, humiliée !
Quelle violence
Pour le malheureux éclaboussé !
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